New York, in absentia - Maxime Simon
New York, in absentia
New York, une ville inscrite dans l’imaginaire collectif.
New York, iconique pour la plupart d’entre nous.
Iconique, elle l’est particulièrement dans mon esprit,
après des jours passés à arpenter ses rues, à me gorger de ses horizons.

Mais comment perdurent en nous ces icônes lorsqu’elles sont confrontées
à la réalité d’un séjour puis emportées chez soi ?
Et comment vivent-elles dans l’esprit du voyageur, n’y eût-il déambulé que
par la pensée ou par procuration ? Que reste-t’il ensuite des souvenirs vécus ?...
Ceux-ci me semblent tenir entre des réminiscences d’émotions colorées et des
images vivaces et tout à la fois floutées, voire évanescentes, passées au tamis
du temps… Tout comme des polaroids qui déréalisent et tournent vers une
certaine abstraction leurs sujets, qui simplifient, idéalisent et finalement
embellissent ce qu’ils donnent à voir.

New York, in absentia consiste en des tirages numériques re-photographiés sur
film Polaroid Time Zero (SX70) périmé. Le choix des images a d’abord été le fruit
d’une ‘réflexion-prise de notes’ : quelles images ou scènes me sont naturellement
revenues en tête en y songeant longtemps a posteriori.
Ainsi passées au filtre du Time Zero, par lequel elles acquièrent leurs anomalies,
artéfacts et chromies déviantes, elles peuvent exprimer l’altération mentale des
images-souvenirs dans le cours du temps ainsi que leurs émotions associées.
Toutes ont ambition de faire remonter en moi et retrouver, à leur vision, des
Images et sentiments marquants : des icônes de mes passages à New York,
ville-monde dès lors revécue in absentia
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